Une année décisive pour le secteur des diagnostics immobiliers
L’année 2025 restera gravée dans l’histoire de l’immobilier comme une période de changements majeurs en matière de diagnostics. Entre évolutions législatives et nouveaux outils de contrôle, aussi bien les propriétaires que les acteurs de la gestion et de la transaction immobilières ont vu leur quotidien transformé. Retour sur les principaux bouleversements et leur portée pour l’ensemble du secteur.
Le Diagnostic de Performance Énergétique : de nouveaux seuils de validité
En 2025, le DPE occupe une place incontestable pour toute transaction immobilière. La date d’établissement de ce diagnostic s’avère plus déterminante que jamais : tous ceux rédigés avant le 1er juillet 2021 ne sont désormais plus recevables, leurs bases de calcul n’étant plus considérées comme à jour. Quant aux DPE réalisés durant la période 2018-2021, leur validité a pris fin au 31 décembre 2024. Ce renforcement du cadre réglementaire a obligé les propriétaires à renouveler leur DPE afin d’être en règle lors de la vente ou de la mise en location de leur bien.
Les meublés de tourisme désormais encadrés par le DPE
Un changement notable en 2025 concerne les logements loués en meublés de tourisme. Les règles en vigueur imposent dorénavant qu’un DPE soit joint à la demande d’autorisation préalable lorsque celle-ci est sollicitée par la mairie. Selon la classe énergie attribuée, les biens pourront être proposés à la location : d’ici 2034, seuls ceux classés entre A et E pourront être loués, tandis qu’à partir de janvier 2034, la barre sera relevée à la classe D au minimum. Ce durcissement encourage la rénovation énergétique des logements destinés à la location saisonnière.
Audi énergétique étendu : nouvelle étape pour les monopropriétés
La législation a élargi en 2025 l’obligation de réaliser un audit énergétique aux maisons individuelles et immeubles détenus en monopropriété présentant une étiquette DPE E, en plus de celles déjà classées F ou G. D’une durée de validité de cinq ans, cet audit permet de mieux cibler les rénovations nécessaires pour améliorer le confort thermique et réduire les coûts énergétiques.
DPE collectif et généralisation du projet de plan pluriannuel de travaux
- Depuis l’an passé, les ensembles immobiliers comprenant plus de 200 lots sont soumis au DPE collectif ; cette exigence s’étend depuis 2025 à ceux qui comprennent de 50 à 200 lots, quelle que soit leur utilisation.
- En complément, le projet de plan pluriannuel de travaux (PPPT) poursuit sa démocratisation cette année. Sont désormais concernés : toutes les copropriétés à usage au moins partiel d’habitation de plus de 15 ans, même celles de moins de 51 lots. De 51 à plus de 200 lots, l’obligation s’applique également.
Le PPPT permet d’anticiper et de prioriser les travaux, notamment ceux liés à l’amélioration énergétique, favorisant ainsi une gestion plus proactive des immeubles collectifs.
Nouvelles règles pour la prévention des incendies : l’obligation légale de débroussaillement
Autre évolution importante : l’intégration en 2025 de l’obligation légale de débroussaillement (OLD) dans le rapport sur les risques et pollutions. Désormais, les propriétaires de terrains exposés doivent veiller concrètement à limiter la végétation afin de prévenir les départs de feu. Cette mesure se traduit par une sécurité renforcée pour les habitants et leurs biens dans les zones à risque.
Des défis accrus pour les professionnels de l’immobilier
En 2025, la tâche des experts immobiliers se complexifie : il devient primordial de proposer des conseils actualisés, de réaliser rapidement des diagnostics conformes et de sécuriser les transactions. L’environnement réglementaire imposant plus d’exigences, le respect rigoureux des normes et la qualité des rapports sont devenus incontournables pour éviter tout blocage ou litige. Les spécialistes du secteur doivent ainsi renforcer continuellement leurs compétences et se maintenir informés des moindres évolutions.
Une transition marquante vers un immobilier plus responsable
En somme, 2025 s’impose comme une année pivot pour l’immobilier, marquée par l’exigence croissante en matière de diagnostics et un encadrement toujours plus strict des locations et transactions. Cette dynamique incite à des pratiques plus responsables, mais exige aussi une adaptation permanente des acteurs de la filière pour répondre à de nouveaux défis et accompagner leurs clients en toute sécurité.